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Cette page se propose, entre autres, de traiter des sujets d’actualité, de Philosophie, de Religion, d'Histoire, de la Justice Pénale et de culture générale. Retrouvez-moi sur : FACEBOOK, YOUTUBE et LINKEDIN

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Descartes et l'analogie architecturale du Moi

Résumé :

La présente contribution tente de souligner la place de l’autoreprésentation et de l’autolégitimation chez René Descartes à partir du Discours de la méthode. Elle pose la découverte du cogito et celle d’autres idées claires et distinctes comme le fruit d’une méthode semblable à celle des architectes. Autrement dit, elle ressort la thèse selon laquelle « la méthode » en vigueur dans le Discours de la méthode n’est tout autre que celle de l’architecture. Pour donner sens à cette lecture, la contribution met en évidence une distinction entre « le modèle mathématique » que Descartes utilise et apprécie pour sa clarté et « la méthode architecturale » appréciée pour sa rigueur (dès lors qu’elle consiste en l’agencement des choses y compris des idées en allant des plus simples aux plus complexes) et est abondamment évoquée dans le texte même du philosophe. Aux yeux de Descartes, le moi est comparable à une maison à « rebâtir » dès les fondements parce que, dit-il, il est presque impossible que nos jugements soient si purs ni si solides qu’ils auraient été si nous avions eu l’usage entier de notre raison dès le point de notre naissance, et que nous n’eussions jamais été conduits que par elle. En toute modestie, Descartes ne considère pas son œuvre (le Discours de la méthode) comme un « livre » (un recueil de préceptes), mais plutôt comme un tableau laissé au jugement du public. Or, la particularité de ce tableau, c’est qu’il prend le lecteur à témoin et parvient même à obtenir son adhésion dès la première phrase de l’œuvre. Par un art dont il a le secret, Descartes peint des mots qui font appel à l’imaginaire et au jugement du lecteur ; lequel se voit désormais comme un « spectateur » censé émettre un jugement sur l’œuvre (l’autoportrait) de l’auteur. Observant ce tableau, le « spectateur » devient le contemporain, le témoin du personnage principal dont il légitimera les déceptions, les résolutions, les doutes et les découvertes.

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