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Cette page se propose, entre autres, de traiter des sujets d’actualité, de Philosophie, de Religion, d'Histoire, de la Justice Pénale et de culture générale. Retrouvez-moi sur : FACEBOOK, YOUTUBE et LINKEDIN

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« Enfermé seul dans un poêle » : lectures cartésiennes du confinement du moi (À paraître)

MASSIMA LOUWOUNGOU
Enseignan-Chercheur

Département de Philosophie 

Université Omar Bongo (Gabon)
 

Plan

Résumé …………………………………………..………1
Introduction……..…………………………………….2
1.« Ne pas rire, ne pas pleurer, ne pas détester, mais comprendre » : Spinoza et le conatus du Covid-19 ?...........................3
2.Descartes et la stratégie du confinement philosophique du moi............................9
3.Covid-19,  fausses alertes et hypocondrie : pourquoi le coronavirus n’est pas à craindre, mais à vaincre ?.....................................15
4.Le conatus des corps politiques à l’épreuve du Covid-19............................21
Conclusion.............................................23
Bibliographie..........................................25


Résumé : Avec la pandémie du Covid-19, l’humanité découvre des vertus philosophiques comme l’isolement ; et le philosophe peut y voir une occasion d’interroger à nouveau frais certaines questions majeures telles que le temps, le mal, l’idée de Dieu, celle du moi, le rapport à autrui, la finitude de l’homme et sa fortitude. Par « lectures cartésiennes », nous n’entendons pas seulement une méditation autour des thèses du seul Descartes, mais aussi celles des grands cartésiens comme Pascal et Spinoza. En toute rigueur, au 17e siècle, ces trois philosophes ne parlaient pas du coronavirus. Cela s’entend aisément, d’autant plus que les virus en général n’ont été découverts qu’en 1892, et que ce n’est qu’en 2003 que l’un des représentants du coronavirus a été identifié comme responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (sras). Toutefois, sans leur faire dire ce qu’ils ne disent pas, il nous est pourtant possible de lire notre actualité à la lumière de leurs idées et cela, sans même forcer le trait. Car les idées des grands penseurs sont tellement essentielles à la vie qu’elles se présentent comme autant de manuels à la disposition des lecteurs attentifs et actifs. Le présent propos démontre que le confinement des populations tant conseillé par les gouvernants à travers le monde, de même que des rituels hygiéniques comme le fait de se laver régulièrement les mains ne sont pas loin des actions philosophiques opérées par des maîtres à penser comme Descartes ainsi qu’on peut le lire dès la seconde partie du Discours de la méthode. Chez Descartes, ce n’est pas l’esprit, mais seulement le corps qui est assigné à résidence, donc « enfermé seul dans un poêle ». La pensée ne se confine pas, elle subsiste au confinement qui limite le corps. Dans ce cas, le confinement du moi diffère considérablement de celui du corps pour la simple raison que ce dernier est une fermeture, tandis que l’autre est une ouverture à soi-même et au monde. Autrement dit, philosophiquement parlant, se confiner, c’est déserter l’espace extérieur (la place publique) pour habiter réellement son moi et le monde : c’est entreprendre une conversation intime avec soi-même comme si c’était avec son autre. A l’heure où le monde entier lutte contre le nouveau coronavirus, le salut de l’humanité dépend de ce confinement métaphysique qui, en mettant la pensée en éveil, donc en quête perpétuelle de solutions, permet ainsi de passer d’une philosophie spéculative à une philosophie pratique fournissant « des connaissances qui soient fort utiles à la vie » et pouvant « nous rendre comme maître et possesseur de la nature ». Une telle philosophie pratique nous dit Descartes, a pour préoccupation première « la conservation de la santé, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie ». Notre présente approche cartésienne sera introduite par une étude spinoziste de la notion d’individu qui a l’avantage de nous rapprocher de la structure de tout corps organisé y compris le virus.

Mots clés : Confinement, coronavirus, corps, Descartes, esprit, philosophie, Spinoza.
 

 

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