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  • : MASSIMA LOUWOUNGOU
  • MASSIMA LOUWOUNGOU
  • : Cette page se propose, entre autres, de traiter des sujets d’actualité, de Philosophie, de religion, d'Histoire, de la Justice Pénale et de culture générale.
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  • Gabonais d'origine africaine, MASSIMA LOUWOUNGOU vit actuellement entre Poitiers et Bordeaux où il gravit sa « montée rude et escarpée ».
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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 21:26

Aujourd’hui (24/05/09), il a fait beau à Poitiers…

Le soleil était au rendez-vous…

Je suis allé lire et marcher sous les bois…

Mais là-bas, à l’autre bout du monde…

Quel temps faisait-il ?

…Il n’a pas fait beau à Bakoumba (Gabon)…

La mort était au rendez-vous…

Ici, pendant que le soleil caressait ma peau…

Là-bas, sur ton lit d’hôpital, tu laissais ta peau…

Peut-être qu’à travers ses rayons…

Monsieur Soleil  attirait mon attention…

Mais je n’ai pas pu lire ce mauvais présage…

Jusqu’à ce que je reçoive ce message…

M’annonçant que tu venais te tirer ta révérence…

Cette nuit du 24 mai 2009 à 21 heures…


Monsieur Trépas !

Laisse-moi m’adresser à toi,

Avant que vers moi,

Tu ne traînes tes grands pas…

Juste une seule question : pourquoi ?

-      Pauvre Massima ! Ta question est métaphysique !

Et comme telle, elle fait appel à d’autres questions.

La question du pourquoi, en tant qu’elle exhume la cause

De toute chose, devrait donc t’amener à comprendre qui suis-je.

-      Qui êtes-vous donc Monsieur Trépas, si ce n’est celui qui,

       Lorsqu’il passe, les êtres trépassent ?

-      Je suis le ravisseur des âmes
Aucune rançon ne me désarme
Sauf que je te laisse en larmes
Car je t'ai enlevé
Celle qui t'a élevée.
Je suis un tremplin, la conséquence du pourquoi initial

Et la condition du pourquoi final. En d’autres termes, je ne suis

Que parce qu’il y a d’abord la vie éphémère.

Or, c’est avec moi que commence la vie éternelle.

Car je ne m’en prends pas aux défunts…

Je ne m’en prends qu’à ceux que la vie m’offre.

Si ça ne dépendait que de moi,

Personne ne sortirait du coma,

J’entraînerais tous les amoureux du suicide.

Mais j’obéis à des principes établis…  

Pauvre Massima ! Demande plutôt à la vie pourquoi

Elle a accordé un visa court séjour à ta tante…

Car, loin d’être une dynamique instituée par moi,

L’espérance de vie est une autorégulation de la vie.

Le philosophe Martin Heidegger, ne dit-il pas que :

« Dès qu’on vient au monde, on est déjà trop vieux pour mourir » ? 

L’éphémérité est le propre de la vie.

Tandis que l’éternité est le propre du trépas.

            On vit peu et on meurt beaucoup.
            Alors, laisse-moi poursuivre ma course.
 

 

Mam, ça fait trois ans que je suis parti loin de toi…

Je croyais qu’à mon retour je te serrerais dans mes bras…

Mais, monsieur Trépas t’a emporté très loin de moi…

Étalée dans ton lit émancipé…

Blanche est l’unique couleur de ton drap…

Te voir pour la dernière fois ?

Dame distance ne me le permet pas…

Allongé dans mon cercueil anticipé…

L’écriture est ma seule consolation…

Elle qui stimule mes souvenirs…

Je revois ton sourire à fossettes…

Et repasse en fond sonore ta voix roque…

Que dire de ton regard fluvial !

Ce regard à la fois inquisiteur et protecteur !

Tout petit, c’est dans tes bras que je trouvais refuge…

Mam, c’est dans ton sein stérile

Que tu as enfanté l’amour…

En couvant les petits de ta cadette

Comme tes propres enfants…

Je suis le dernier arbuste que tu as entretenu…

Tu m’as encouragé à traverser l’Atlantique…

Pour parfaire la réforme de mon intellect, et…

Au moment où ton arbuste

Commence à devenir un arbre…

Tu délaisses le jardin terrestre.

Mam, comme c’est triste !

Tu ne récolteras donc pas les fruits de tes efforts ?!

En une fraction de seconde,

Tout a changé : le temps t’a imposé son champ lexical.

A la morgue, ils t’appellent déjà : « la dépouille, le corps»…

Mam, on ne parlera plus de toi qu’au passé…

Tout a changé : désormais,

Tu ne seras plus TSANGUI PAULINE,

Mais « la défunte » ou « la regrettée »…

Tout a changé : désormais,

Je ne serai plus moi,

Mais, une fois de plus orphelin, après l’éclipse du 10/03/2003.

Repose en paix maman Pauline…

 

Massimalement vôtre

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Published by Massima
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