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  • : Cette page se propose, entre autres, de traiter des sujets d’actualité, de Philosophie, de religion, d'Histoire, de la Justice Pénale et de culture générale.
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  • Gabonais d'origine africaine, MASSIMA LOUWOUNGOU vit actuellement entre Poitiers et Bordeaux où il gravit sa « montée rude et escarpée ».
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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 18:15

Tu dois prendre tout texte à commenter comme une lettre dans laquelle ton correspondant met des informations que tu vas déchiffrer et ensuite expliquer aux autres. Le commentaire de texte comprend 3 parties : l’introduction, le développement et la conclusion.

NB : le développement du commentaire de texte comprend 2 parties, à savoir : l’explication, rien que l’explication (l’étude détaillée) du texte (sans ajouter des informations étrangères au texte) et l’intérêt philosophique ; c’est-à-dire ce qui fait l’importance du texte (ce que tu découvres comme enseignement) suivie d’une mini-dissertation pour confirmer ou réfuter la thèse de l’auteur. C’est donc dans cette dissertation que tu pourras enfin ajouter des informations (citations ou autres choses) étrangères au texte. Etudions ce texte :

 

Dégager l’intérêt philosophique du texte suivant à partir de son étude ordonnée.

 

Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusqu’où elles peuvent conduire, et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu'il est en nous, le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, et qu'au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. Ce qui n'est pas seulement à désirer pour l'invention d'une infinité d'artifices qui feraient qu'on jouirait, sans aucune peine, des fruits de la terre et de toutes les commodités qui s'y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie; car même l'esprit dépend si fort du tempérament et de la disposition des organes du corps que, s'il est possible de trouver quelque moyen qui rende communément les hommes plus sages et plus habiles qu'ils n'ont été jusqu'ici, je crois que c'est dans la médecine qu'on doit le chercher. Il est vrai que celle qui est maintenant en usage contient peu de choses dont l'utilité soit si remarquable; mais, sans que j'aie aucun dessein de la mépriser, je m'assure qu'il n'y a personne, même de ceux qui en font profession, qui n'avoue que tout ce qu'on y sait n'est presque rien à comparaison de ce qui reste à y savoir, et qu'on se pourrait exempter d'une infinité de maladies, tant du corps que de l'esprit, et même aussi peut-être de l'affaiblissement de la vieillesse, si on avait assez de connaissance de leurs causes et de tous les remèdes dont la nature nous a pourvus. Or, ayant dessein d'employer toute ma vie à la recherche d'une science si nécessaire, et ayant rencontré un chemin qui me semble tel qu'on doit infailliblement la trouver en le suivant, si ce n'est qu'on en soit empêché, ou par la brièveté de la vie ou par le défaut des expériences, je jugeais qu'il n'y avait point de meilleur remède contre ces deux empêchements que de communiquer fidèlement au public tout le peu que j'aurais trouvé, et de convier les bons esprits à tâcher de passer plus outre, en contribuant, chacun selon son inclination et son pouvoir, aux expériences qu'il faudrait faire, et communiquant aussi au public toutes les choses qu'ils apprendraient, afin que, les derniers commençant où les précédents auraient achevé, et ainsi joignant les vies et les travaux de plusieurs, nous allassions tous ensemble beaucoup plus loin que chacun en particulier ne saurait faire.

                                Descartes, Discours de la méthode (1637), sixième partie.

 

Voici comment tu dois procéder : lis le texte au moins 5 fois tout en étant concentrée ; ensuite poses-toi les questions suivantes :

-de quoi le texte parle-t-il ?

-quelle est la thèse de l’auteur ?

-en combien de parties je dois diviser le texte, et quel titre dois-je donner à chacune des parties ?

Si tu réponds correctement à ces 3 (ou 4) questions, saches que tu es sûre de faire un bon commentaire de texte.

A présent, traitons ce texte tout en le salissant (n’hésite pas de griffonner tes idées sur ta copie à chaque fois que tu lis) :

 

Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusqu’où elles peuvent conduire, et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu'il est en nous, le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, et qu'au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. Ce qui n'est pas seulement à désirer pour l'invention d'une infinité d'artifices qui feraient qu'on jouirait, sans aucune peine, des fruits de la terre et de toutes les commodités qui s'y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie; car même l'esprit dépend si fort du tempérament et de la disposition des organes du corps que, s'il est possible de trouver quelque moyen qui rende communément les hommes plus sages et plus habiles qu'ils n'ont été jusqu'ici, je crois que c'est dans la médecine qu'on doit le chercher.  Il est vrai que celle qui est maintenant en usage contient peu de choses dont l'utilité soit si remarquable; mais, sans que j'aie aucun dessein de la mépriser, je m'assure qu'il n'y a personne, même de ceux qui en font profession, qui n'avoue que tout ce qu'on y sait n'est presque rien à comparaison de ce qui reste à y savoir, et qu'on se pourrait exempter d'une infinité de maladies, tant du corps que de l'esprit, et même aussi peut-être de l'affaiblissement de la vieillesse, si on avait assez de connaissance de leurs causes et de tous les remèdes dont la nature nous a pourvus. Or, ayant dessein d'employer toute ma vie à la recherche d'une science si nécessaire, et ayant rencontré un chemin qui me semble tel qu'on doit infailliblement la trouver en le suivant, si ce n'est qu'on en soit empêché, ou par la brièveté de la vie ou par le défaut des expériences, je jugeais qu'il n'y avait point de meilleur remède contre ces deux empêchements que de communiquer fidèlement au public tout le peu que j'aurais trouvé, et de convier les bons esprits à tâcher de passer plus outre, en contribuant, chacun selon son inclination et son pouvoir, aux expériences qu'il faudrait faire, et communiquant aussi au public toutes les choses qu'ils apprendraient, afin que, les derniers commençant où les précédents auraient achevé, et ainsi joignant les vies et les travaux de plusieurs, nous allassions tous ensemble beaucoup plus loin que chacun en particulier ne saurait faire.

                                                        Descartes, Discours de la méthode (1637), sixième partie.

 

On suppose que tu as trouvé 2 articulations (2 parties) dans ce texte ; tu dois ensuite donner un titre à chaque partie du texte tout en ayant en tête l’idée maîtresse de chacune d’entre elles. Enfin, tu dois reformuler chaque titre sous forme de question. Voilà un exemple de ce qu’il faut faire :

 

Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusqu’où elles peuvent conduire, et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu'il est en nous, le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, et qu'au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. Ce qui n'est pas seulement à désirer pour l'invention d'une infinité d'artifices qui feraient qu'on jouirait, sans aucune peine, des fruits de la terre et de toutes les commodités qui s'y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie; car même l'esprit dépend si fort du tempérament et de la disposition des organes du corps que, s'il est possible de trouver quelque moyen qui rende communément les hommes plus sages et plus habiles qu'ils n'ont été jusqu'ici, je crois que c'est dans la médecine qu'on doit le chercher.

 

Titre de la 1re partie: la particularité de la connaissance utile (pratique). Question liée à cette 1re partie : qu’est-ce qui fait la particularité de la connaissance pratique ?

 

*NB :

-         chaque question que tu te poses doit avoir sa réponse non pas hors, mais dans le texte, rien que dans le texte.

-         Un texte peut être long et avoir seulement 2 parties, car il est rempli d’exemples ; donc il ne faut pas que l’abondance des exemples te pousse à trouver plusieurs parties.

-         Un texte peut être court et avoir plus de 2 parties ; pour éviter le piège, prends le soin de lire attentivement en te demandant ce que l’auteur veut dire, ainsi tu verras que son argumentation présente une idée (sa thèse) et des exemples…

 

 Il est vrai que celle qui est maintenant en usage contient peu de choses dont l'utilité soit si remarquable; mais, sans que j'aie aucun dessein de la mépriser, je m'assure qu'il n'y a personne, même de ceux qui en font profession, qui n'avoue que tout ce qu'on y sait n'est presque rien à comparaison de ce qui reste à y savoir, et qu'on se pourrait exempter d'une infinité de maladies, tant du corps que de l'esprit, et même aussi peut-être de l'affaiblissement de la vieillesse, si on avait assez de connaissance de leurs causes et de tous les remèdes dont la nature nous a pourvus. Or, ayant dessein d'employer toute ma vie à la recherche d'une science si nécessaire, et ayant rencontré un chemin qui me semble tel qu'on doit infailliblement la trouver en le suivant, si ce n'est qu'on en soit empêché, ou par la brièveté de la vie ou par le défaut des expériences, je jugeais qu'il n'y avait point de meilleur remède contre ces deux empêchements que de communiquer fidèlement au public tout le peu que j'aurais trouvé, et de convier les bons esprits à tâcher de passer plus outre, en contribuant, chacun selon son inclination et son pouvoir, aux expériences qu'il faudrait faire, et communiquant aussi au public toutes les choses qu'ils apprendraient, afin que, les derniers commençant où les précédents auraient achevé, et ainsi joignant les vies et les travaux de plusieurs, nous allassions tous ensemble beaucoup plus loin que chacun en particulier ne saurait faire.

 

Titre de la 2e partie : la science doit progresser. (Ou bien) la nécessité du progrès scientifique.

Question de la 2e partie : En quoi (ou bien pourquoi) le progrès de la science est-il nécessaire ?

 

Maintenant, tu dois expliquer chacune des 2 parties du texte en ayant à l’idée le titre et la question liées à chacune de ces parties. C’est-à-dire que ton explication doit être une réponse à la question que tu as découverte. Seulement, les réponses doivent être puisées en fonction du texte. Il ne s’agit pas de recopier, de paraphraser l’auteur, mais d’approfondire son analyse.

- Imagine par exemple qu’une personne ne sachant pas lire reçoive une lettre et qu’elle te demande de la lui lire : tu ne lui liras pas la lettre telle qu’elle est écrite (tu ne paraphraseras pas), mais tu expliqueras davantage pour que la personne comprenne. A chaque fois tu diras « c’est-à-dire que… » ; Donc tu auras le souci du « c’est-à-dire », le souci d’explication. En un mot, mets-toi à la place du prof et dis-toi que ton prof est un élève à qui tu dois expliquer ce texte ; tu ne dois donc pas négliger les moindres détails en te disant que le prof pourra imaginer ce que tu veux dire ; non il faut aller au fond de ta pensée. Voici à peu près ce que tu feras :

 

 

Explication de la 1re partie du texte (donc réponse à la question  qu’est-ce qui fait la particularité de la connaissance pratique ?):

 

Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusqu’où elles peuvent conduire, et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent,

L’auteur part du principe que c’est à partir de son contacte avec la physique, c’est-à-dire la science des corps qu’il a compris jusqu’à quel point les sciences dites de la nature étaient capables de nous surprendre agréablement. L’une des particularités de ces sciences c’est qu’elles n’ont rien à avoir avec celles qui ont fait l’objet de nos études. Loin d’être statiques, elles sont à mêmes de favoriser un essor (une évolution) ; c’est dans ce sens que Descartes soutient qu’il a « remarqué jusqu’où elles peuvent conduire »

Car elles m'ont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, et qu'au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature.

Mais de quoi sont-elles vraiment capables, ces sciences ? L’auteur répond à cette question en montrant qu’« elles m'ont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie » ; en d’autres termes, il s’agit des sciences pratiques, c’est-à-dire celles qui ne se contentent pas de discourir sur la nature, mais qui se donnent pour objectif premier de la transformer (la nature). Cette transformation de la nature a nécessairement des conséquences positives car elles sont « utiles à la vie ». Mais qu’est-ce que cela signifie en fait ? Cela voudrait signifier qu’en réalité, elles participent à la préservation de la vie ; car le contraire de ce qui est « utile » c’est « inutile », c’est-à-dire non seulement ce qui n’a aucune utilité, mais aussi ce qui est nuisible, donc un danger pour la vie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’auteur opère une nette distinction entre la « philosophie spéculative » et celle dite « pratique » : « au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle (…) nous (…) pourrions (…) nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. » Pour notre philosophe spéculative, celle qui fait des discours vides sans rapport à la réalité ne saurait nous donner une supériorité sur la nature. En effet, c’est grâce à la philosophie pratique, donc celle qui porte sur la vie (le réel) que nous avons pu connaître une supériorité par rapport aux autres être de la nature. Dit autrement, la science ou la philosophie pratique, en tant qu’elle nous permet de comprendre le monde dans son ensemble, a pour but de faire de faire de nous les principaux acteurs du monde. Ce qui veut encore dire qu’au lieu d’être sous l’emprise des animaux ou des intempéries (pluie, vent, neige…) nous avons le dessus et c’est ce qui pourra faire de nous des « maîtres et possesseurs de la nature.»

Ce qui n'est pas seulement à désirer pour l'invention d'une infinité d'artifices qui feraient qu'on jouirait, sans aucune peine, des fruits de la terre et de toutes les commodités qui s'y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie; car même l'esprit dépend si fort du tempérament et de la disposition des organes du corps que, s'il est possible de trouver quelque moyen qui rende communément les hommes plus sages et plus habiles qu'ils n'ont été jusqu'ici, je crois que c'est dans la médecine qu'on doit le chercher.

Mais que faut-il réellement entendre par « maîtres et possesseurs de la nature » ?, selon l’auteur, cette maîtrise que nous aurions de la nature suppose une amélioration des conditions de vie ; c’est-à-dire aussi bien sur le plan physique (corporel) que spirituel (intellectuel). La médecine, en tant qu’elle est la science qui se donne pour objectif de résoudre les problèmes de santé en ce sens qu’elle apporte des solutions aux maux qui accablent les hommes, et menacent leur vie.

 

Explication de la 2e partie (réponse à la question : En quoi (ou bien pourquoi) le progrès de la science est-il nécessaire ?)

 

Il est vrai que celle qui est maintenant en usage contient peu de choses dont l'utilité soit si remarquable; mais, sans que j'aie aucun dessein de la mépriser, je m'assure qu'il n'y a personne, même de ceux qui en font profession, qui n'avoue que tout ce qu'on y sait n'est presque rien à comparaison de ce qui reste à y savoir, et qu'on se pourrait exempter d'une infinité de maladies, tant du corps que de l'esprit, et même aussi peut-être de l'affaiblissement de la vieillesse, si on avait assez de connaissance de leurs causes et de tous les remèdes dont la nature nous a pourvus.

Après avoir souligné l’importance de la médecine, Descartes montre que des efforts restent encore à faire ; cela ne veut pas dire que la médecine actuelle ne s’est pas efforcée de soulager les maux des hommes, mais que les maux restent encore plus nombreux que les remèdes. D’où la nécessité qu’il y’a de redoubler encore plus d’efforts pour parvenir à prévenir certains maux qui affectent le corps et l’esprit afin de retarder par exemple le processus de vieillissement. En un mot, tant que l’homme sera confronté à des difficultés qui l’affecteraient physiquement ou spirituellement, la philosophie pratique aura toujours un rôle fondamental à jouer.

Or, ayant dessein d'employer toute ma vie à la recherche d'une science si nécessaire, et ayant rencontré un chemin qui me semble tel qu'on doit infailliblement la trouver en le suivant, si ce n'est qu'on en soit empêché, ou par la brièveté de la vie ou par le défaut des expériences, je jugeais qu'il n'y avait point de meilleur remède contre ces deux empêchements que de communiquer fidèlement au public tout le peu que j'aurais trouvé, et de convier les bons esprits à tâcher de passer plus outre, en contribuant, chacun selon son inclination et son pouvoir, aux expériences qu'il faudrait faire, et communiquant aussi au public toutes les choses qu'ils apprendraient, afin que, les derniers commençant où les précédents auraient achevé, et ainsi joignant les vies et les travaux de plusieurs, nous allassions tous ensemble beaucoup plus loin que chacun en particulier ne saurait faire.

Aux yeux de Descartes, il existe un moyen de résoudre les problèmes d’ordre physique et spirituel auxquels nous sommes liés : ce moyen pas obligatoirement par la prise en compte de la science qui sauve. Mais étant donné que le temps (notre existence sur terre) ne joue pas forcément en notre faveur, puisqu’il arrive que nous mourrons tôt, il serait nécessaire que chaque scientifique lègue à l’humanité le produit de ses recherches, afin que l’on avance dans la recherche sans revenir sur les questions de départ qui ne feraient que retarder les choses. Il y’a dans les derniers propos de l’auteur, une sorte d’appel, un appel à l’unité des « bons esprits », c’est-à-dire les hommes de sciences, les chercheurs: « je jugeais (…) communiquer fidèlement au public tout le peu que j'aurais trouvé, et de convier les bons esprits à tâcher de passer plus outre, en contribuant, chacun selon son inclination (…) aux expériences qu'il faudrait faire, et communiquant aussi au public (…), afin que, les derniers commençant où les précédents auraient achevé, (…) nous allassions tous ensemble beaucoup plus loin que chacun en particulier ne saurait faire.» Descartes, fait cet appel parce qu’il est convaincu qu’un seul scientifique, quelque soit la durée de sa vie, ne peut à lui seul être à la fois pionnier (dans l’analyse des problèmes humains) et le solutionneur des maux auxquels nous sommes confrontés. Tout porte à croire qu’une entreprise individuelle ne favoriserait pas le progrès des sciences. Car chaque science se base souvent sur les analyses antérieures pour mieux envisager les questions futures.

 

Maintenant, tu dois rédiger ton introduction. Voici comment doit se présenter une introduction de commentaire de texte :

 

Introduction:

Le texte soumis à notre analyse est de (le nom de l’auteur), dans cet extrait, il est question de (question d’ensemble, c’est-à-dire la question à laquelle l’auteur répond dans tout le texte, car le texte est toujours la réponse à une question). Selon l’auteur, (thèse que défend l’auteur). Suite à ce qui précède, comment (ou en quoi) (tu dois réformuler la thèse de l’auteur sous forme de question). Pour l’annonce du plan, tu placeras respectivement les questions liées à chaque partie.

 

Essayons de construire notre introduction en appliquant ces indications :

 

Le texte soumis à notre étude ordonnée est de Descartes ; dans cet extrait, il est question de l’importance de la science pratique. Selon l’auteur, seule la science pratique est nécessaire à la survie de l’humanité et pour cela, il est important que tous les savants communiquent et concordent (unissent) leurs travaux. Mais en quoi la science dite pratique serait-elle d’une importance capitale ?

Qu’est-ce qui fait la particularité des sciences pratiques ? En quoi seraient-elles utiles ? Telles sont les questions auxquelles nous nous efforcerons de répondre pendant notre étude du texte de Descartes.

 

 

Comment construire l’intérêt philosophique ?

 

L’enseignement que tu retiens du texte : L’intérêt philosophique de ce texte réside dans le fait qu’il montre que face aux dangers qui guettent l’humanité, l’union des hommes de sciences, en tant qu’elle favoriserait une avancée considérable dans la résolution des maux qui nous accablent, serait un moyen de faire de l’homme « maître et possesseur de la nature ».

Une question transitoire à la mini-dissertation : Le salut de l’humanité dépend-il seulement des sciences pratiques ? Au delà des sciences pratiques, la religion ne joue-t-elle pas un rôle dans la dissipation des malaises de l’humanité ?

 

Il est vrai que les sciences spéculatives mettent plus l’accent sur le discours que sur l’action ; d’où il est important de recourir à des sciences salvatrices, celles qui apportent des solutions concrètes aux malaises des hommes, en tant qu’elles permettent une amélioration de leur espace de vie, réduit les distances (téléphone, Internet) etc. L’homme, comme le souligne si bien Descartes, est un être aussi bien physique (corps) que spirituel (âme). Or les questions spirituelles sont tellement vastes que la science que Descartes qualifie de « pratique » ne pourrait pas forcément résoudre.

En effet, que peut la médecine face à la sorcellerie ? Rien. Que pourrait révéler l’autopsie d’une personne morte de suite d’une attaque mystique telle qu’un « fusil nocturne » ? Rien. Une personne ensorcelée ne souffre-t-elle pas autant qu’une autre atteinte de fièvre ?, les deux malaises ne concourent-ils pas à nuire à l’humanité ? Si. Alors, l’union à laquelle Descartes fait allusion devrait aussi concerner ceux qui résolvent les problèmes humains autrement que par le canal de la médecine (occidentale). La médecine « traditionnelle » pourrait aussi avoir un rôle essentiel à jouer dans ce rendez-vous de l’humanité.

Suite aux problèmes d’angoisse par exemple, la religion, à partir des prières spéciales qu’elle propose, permet de dissiper certains maux par le canal de la foi, c’est-à-dire la conviction intérieure.

 

*La conclusion n’est pas différente de celle de la dissertation.

Massimalent vôtre

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Published by Massima
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