Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : MASSIMA LOUWOUNGOU
  • MASSIMA LOUWOUNGOU
  • : Cette page se propose, entre autres, de traiter des sujets d’actualité, de Philosophie, de religion, d'Histoire, de la Justice Pénale et de culture générale.
  • Contact

  • MASSIMA LOUWOUNGOU
  • Gabonais d'origine africaine, MASSIMA LOUWOUNGOU vit actuellement entre Poitiers et Bordeaux où il gravit sa « montée rude et escarpée ».
  • Gabonais d'origine africaine, MASSIMA LOUWOUNGOU vit actuellement entre Poitiers et Bordeaux où il gravit sa « montée rude et escarpée ».

Recherche

Archives

7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 18:13

Commençons par le sujet 1 :

« Nous savons que nous sommes mortels, mais nous ne le savons pas. » Qu’en pensez-vous ? ou bien ce qui revient au même : est-il juste de dire que « nous savons que nous sommes mortels mais que nous ne le croyons pas » ?

Déjà, le premier constat que tu peux faire c’est que le sujet comporte des guillemets ; ce qui veut dire que c’est la pensée d’un auteur (tu n’es pas obligée de connaître cet auteur). Dans ce type de sujet, tu dois repérer les termes clés, c’est-à-dire les éléments qui peuvent t’aider à comprendre le sujet ; par ex :

« Nous savons que nous sommes mortels, mais nous ne le croyons pas. »

-         Décompose le sujet en donnant un sens à chaque mots clés, c’est-à-dire ce que chaque mot suppose, car tu n’es pas obligée de donner une définition telle qu’on en trouve dans le dictionnaire ; ce qui compte, c’est ta sensibilité face à tel ou tel mot ; on aura par exemple :

     « savons » = savons, connaissons, avoir la certitude, évidence, avoir la conviction…..

     « mortels » = mort, appelés à mourir, périr, disparaître…

     « croyons pas » = ne pas admettre, ne pas accepter, refuser…

Ensuite, tu dois reformuler le sujet sous forme d’interrogation, en fonction de l’explication que tu as donné à chaque terme ; on aura par ex :

« Nous avons la certitude d’être mortels, mais nous ne l’admettons pas »

Mais comme cette réformulation te servira de problématique, tu dois la poser sous forme d’interrogation du genre :

Comment est-il possible d’avoir la certitude de notre mortalité sans pouvoir l’admettre ou l’accepter?

Demandes-toi en combien de partie tu peux diviser le sujet. La division du sujet dépend du message véhiculé. Par exemple dans : « nous savons que nous sommes mortels, mais nous ne le croyons pas. » on peut voir deux idées, la première affirme notre statut de mortel et l’autre est une réfutation. Donc on a finalement : 1°[« nous savons que nous sommes mortels], [mais nous ne le croyons pas. »]

A ce niveau, dis-toi que tu es sur la bonne voie ; ça t’empêchera de faire des hors sujets. Maintenant, n’oublies pas ce qu’on attend de toi : ce que tu en penses. Or, tu ne peux pas déjà dire ce que tu en penses sans avoir expliquer le sujet. En d’autres termes, même si tu n’es pas du même avis que l’auteur (inconnu) de cette citation, tu dois d’abord montrer en quoi « nous savons que nous sommes mortels, mais nous ne le croyons pas ».

 

Au brouillon, voici comment doit être à peu près ton plan :

 

I- « Nous savons que nous sommes mortels »

-         L’homme est un être vulnérable

-         Les maladies, la famines, les guerres, le suicides

-         La mort des autres nous fait penser à notre propre mort

-         Même vivant, l’homme pense à sa mort prochaine

 - la construction des tombe, cercueils, caveaux, le port du deuil

-         Le changement de nomination :

- dès qu’il est mort, l’homme change de statut ; ainsi que ses biens, sa femmes et ses enfants : il ne sera plus appelé par son nom, mais par « le défunt, le regretté x », ses biens deviendront « l’héritage », sa femme sera « veuve » et ses enfants « orphelins »

-         Les thèses d’une vie après la mort soutenue par les religions permettent aux croyons de comprendre la nécessité de leur mort prochaine, car sans elle ils ne connaîtront pas de vie éternelle.

Pour passer au second point, tu peux poser une question qui va annoncer ce qui suit par exemple : les hommes croient-ils à leur mortalité ?

 

-         II- « Mais nous ne le croyons pas »

 

-         « Mourir » est l’un des verbes qui ne sauraient se conjuguer à la première personne du singulier, que ce soit au présent ou au passé composé. Si je dis « je meurs », c’est que je suis encore en vie, puisqu’un mort ne parle pas. Et si je dis « je suis mort » cela n’a aucun sens, car étant déjà mort, je ne peux venir l’affirmer. Or il est plus facile de dire « x est mort ».

 

-         La mort que l’on voit la plus proche, c’est toujours celle d’autrui, jamais la nôtre.

-         même si nous admettons que nous sommes mortels, de façon inconsciente, nous nous excluons de ce « nous ».

-         la preuve, nous ne sommes que des spectateurs devant la mort des autres, elle semble ne pas nous concerner : « la mort n’est rien pour nous, car tout mal et tout bien réside dans la sensation ; or la mort est privation de sensation » Epictète.

                                                        

Tu peux à présent défendre ta thèse ; celle-ci n’est pas forcément opposée à celle de l’auteur ; tu viendras tout simplement renforcer cette thèse en montrant par exemple que même si l’homme semble ignorer sa mortalité, il est un être voué à mourir :

 

III- Ta thèse peut être : nul ne peut ignorer sa mort

 

      La religion montre que l’homme sage est celui qui pense constamment à sa mort  

      Prochaine :

-         seule la pensée de la mort permet au croyant de fuir les actes blâmables ; il sait qu’il aura des comptes à rendre à son Seigneur.

-         Certes, il est difficile d’admettre sa propre mort, mais il est du devoir du croyant d’y croire, car sans cette croyance (en sa mort), il commet un péché : celui de se croire éternel ; or Dieu seul l’est.

-         Ne pas être en mesure d’admettre sa propre mort suppose qu’on n’a pas encore la foi, car la foi consiste à croire en une vie meilleure dont la mort est une transition. En effet, comment espérer aller au paradis si on refuse de mourir ? peut-on se baigner sans se mouiller ?

      La philosophie, telle que la présente Platon, est un apprentissage de la mort :

-         Il montre que puisque l’homme est composé d’un corps et d’une âme, et que le corps est souvent soumis aux passions, il est mieux de les séparer. Car tant que le corps sera envahi par ces forces que sont les passions, l’âme ne connaîtra jamais de stabilité. A ses yeux, le corps est un obstacle à l’élévation de l’âme vers la sagesse, le corps est le tombeau de l’âme. Alors, qu’est-ce qu’il faut faire ? Il faut tout simplement la sortir (l’âme)de ce tombeau (le corps) en privilégiant les activités intellectuelles au détriments de celles dites charnelles. Au près de la foule, le philosophe sera l’objet de moquerie parce qu’il n’a pas les mêmes désirs que ses semblables. Pour les autres, il sera vu comme un mort, c’est-à-dire quelqu’un d’étrange.

-         C’est dans ce sens que Platon affirme que : « philosopher c’est apprendre à mourir. » C’est quoi mourir en fait ? mourir c’est quitter l’enveloppe charnelle qui est le corps. Cette séparation du corps et de l’âme se lit à partir du moment où le mort n’éprouve plus de passions. Si certaines personnes sont surprises de mourir, ce n’est pas le cas du philosophe qui a passé toute sa vie à philosopher, c’est-à-dire à mourir.

-         Nous venons de voir avec Platon que nul ne peut ignorer la mort.

 

NB : Ici, tu peux déjà commencer à griffonner ton introduction et ta conclusion. L’introduction comprend 3 étapes (amener le sujet, poser le problème et annoncer le plan).

Comment amener le sujet ?

-Pour amener le sujet, tu dois avoir en tête le problème soulevé (« nous savons que nous sommes mortels, mais nous ne le croyons pas ») et raconter un fait qui va dans ce sens par exemple :

 A chaque fois, nous voyons nos semblables mourir au cours des guerres, des accidents ou sous le poids de l’âge. La mort frappe à tout moment, sans respecter une hiérarchie ; nul n’est trop jeune ou trop vieux pour mourir. Le vide laissé par nos morts nous amène à réaliser que nous sommes les prochains sur la liste. Cependant, nous vivons comme si nous n’allions pas mourir un jour ; le fait d’être encore en vie nous empêche d’admettre notre mort ; si nous refusons de l’admettre c’est parce que nous n’avons jamais fait l’expérience de la mort. C’est dans ce sens que l’assertion soumise à notre étude affirme : « nous savons que nous sommes mortels, mais nous ne le croyons pas. » Qu’est-ce que nous pouvons penser d’une telle affirmation ?

Ici, tu dois poser le problème, c’est-à-dire introduire la réformulation du sujet que tu as obtenue après l’explication des termes clés, on aura donc comme problématique :

Comment est-il possible d’avoir la certitude de notre mortalité sans pouvoir l’admettre ou l’accepter?

Pour l’annonce du plan, il te suffit seulement de dire ce que tu comptes faire, par exemple :

Nous nous efforcerons d’abord d’expliquer cette assertion, ensuite, nous proposerons notre point de vue.

 

Ce qui fait que ton introduction finale se présentera comme suit :

 

Introduction :

 

A chaque fois, nous voyons nos semblables mourir au cours des guerres, des accidents ou sous le poids de l’âge. La mort frappe à tout moment, sans respecter une hiérarchie ; nul n’est trop jeune ou trop vieux pour mourir. Le vide laissé par nos morts nous amène à réaliser que nous sommes les prochains sur la liste. Cependant, nous vivons comme si nous n’allions pas mourir un jour ; le fait d’être encore en vie nous empêche d’admettre notre mort ; si nous refusons de l’admettre c’est parce que nous n’avons jamais fait l’expérience de la mort. C’est dans ce sens que l’assertion soumise à notre étude affirme : « nous savons que nous sommes mortels, mais nous ne le croyons pas. » Qu’est-ce que nous pouvons penser d’une telle affirmation ?

Comment est-il possible d’avoir la certitude de notre mortalité sans pouvoir l’admettre ou l’accepter? Nous nous efforcerons d’abord d’expliquer cette assertion, ensuite, nous proposerons notre point de vue.

 

Ensuite, tu rédiges le développement en insérant toutes les parties. Pour rédiger le développement, il te faut recopier et expliquer profondément ton plan ; ce qui donnera ceci :

 

Développement :

 

      L’homme est un être vulnérable ; il ne se passe pas un seul jour sans qu’il redouble de vigilance pour lutter contre la mort . Face aux maladies graves, il organise des téléthons dans le but d’encourager la recherche liée à ces maladies. Pourquoi cette lutte ? parce que l’homme sait que ces maladies graves sont en fait des maladies mortelles. En effet, à partir du moment où nous voyons les autres mourir, nous nous faisons aussitôt une idée de notre mort, car la mort d’autrui est toujours une interpellation, elle nous amène à comprendre que nous sommes mortels.

        Si les vivants fabriquent des cercueils, aménagent des cimetières, préparent des corbillards, portent le deuil, c’est bien parce qu’ils ont conscience d’être concernés par la mort. L’homme est un être doté de raison ; ce qui suppose qu’aucun fait ne peut se produire autour de lui sans qu’il n’en tire une conséquence logique. Ainsi, en voyant autrui, c’est-à-dire son semblable mourir, il sait qu’il finira aussi par contre le même sort. C’est cette connaissance qui le conduit par exemple à trouver des thérapies contre certaines maladies.

       La mort d’un proche ne saurait nous laisser indifférents. Que nous la refoulons, la société (les autres) nous rappellera la perte de cet être. C’est en effet par des qualificatifs tels que « le défunt, le regretté » que le nom du mort sera désormais associé ; et ses proches, en fonction de la place qu’ils occupent, seront dénommés par exemple « orphelins » pour les enfants, « veuves » pour les épouses ; et son patrimoine deviendra « l’héritage ». Cela dit, la vie en société nécessite la connaissance de certaines règles qui visent à accorder un statut aux morts ; autrement dit, après la mort de Socrate, son épouse et ses enfants ne seront plus appelés « la famille Socrate », mais « la famille de feu Socrate ». Cette nouvelle appellation vient de la part des vivants qui savent donc qu’ils sont concernés par la mort.

       Les thèses d’une vie après la mort soutenue par les religions permettent aux croyants de comprendre la nécessité de leur mort prochaine, car sans elle ils ne connaîtront pas de vie éternelle. En tant que religieux, l’homme doit avoir cette maxime en tête : « toute âme goûtera à la mort ». S’il est vrai que l’homme se sait mortel, cette mortalité est-elle acceptée de tout cœur ou simplement refoulée dans notre inconscient ? En d’autres termes, l’homme accepte-t-il de croire en sa mortalité ?

   II-   « Mourir » est l’un des verbes qui ne sauraient se conjuguer à la première personne du singulier, que ce soit au présent ou au passé composé. Si je dis « je meurs », c’est que je suis encore en vie, puisqu’un mort ne parle pas. Et si je dis « je suis mort » cela n’a aucun sens, car étant déjà mort, je ne peux venir l’affirmer. Or il est plus facile de dire « Socrate est mort ».

      Même lorsqu’il est dans la même situation que son semblable, l’homme reporte toujours sa mort à plus tard pour ne voir que celle de l’autre. Il y’a en chaque homme comme un sentiment qui tend à donner une connotation négative à la mort, au point où chacun refuse de se sentir concerné. Ainsi, lorsque nous affirmons que nous sommes mortels, nous ne nous sentons pas impliqués dans ce « nous » collectif. Nous sommes à la limite des spectateurs face à la mort des autres ; la mort ne saurait avoir un rapport direct avec nous, car tout rapport suppose que nous soyons en mesure de traduire cette expérience ; or nous ne pouvons la traduire puisque quand elle apparaît, nous ne sommes plus ; seuls les vivants sont à même de constater notre mort, car elle ne nous intéresse pas. Pourquoi s’intéresser à une chose dont la pensée constante gâcherait l’envie de vivre ? C’est dans cette perspective qu’Epicure soutenait que « la mort n’est rien pour nous. » Est-ce que le fait que nous n’ayons jamais fait une expérience directe de la mort doit nous amener à ne pas y croire ?                                                         

III- La religion montre que l’homme sage est celui qui pense constamment à sa mort prochaine. seule la pensée de la mort permet au croyant de fuir les actes blâmables ; il sait qu’il aura des comptes à rendre à son Seigneur. Certes, il est difficile d’admettre sa propre mort, mais il est du devoir du croyant d’y croire, car sans cette croyance (en sa mort), il commet un péché : celui de se croire éternel ; or Dieu seul l’est. En religion, ne pas être en mesure d’admettre sa propre mort suppose qu’on n’a pas encore la foi, car la foi consiste à croire en une vie meilleure dont la mort est une transition. En effet, comment espérer aller au paradis si on refuse de mourir ? peut-on se baigner sans se mouiller ?

        La philosophie, telle que la présente Platon, est un apprentissage de la mort. Il montre que puisque l’homme est composé d’un corps et d’une âme, et que le corps est souvent soumis aux passions, il est mieux de les séparer. Car tant que le corps sera envahi par ces forces que sont les passions, l’âme ne connaîtra jamais de stabilité. A ses yeux, le corps est un obstacle à l’élévation de l’âme vers la sagesse, le corps est le tombeau de l’âme.

      Alors, qu’est-ce qu’il faut faire ? Il faut tout simplement la sortir (l’âme)de ce tombeau (le corps) en privilégiant les activités intellectuelles au détriments de celles dites charnelles. Au près de la foule, le philosophe sera l’objet de moquerie parce qu’il n’a pas les mêmes désirs que ses semblables. Pour les autres, il sera vu comme un mort, c’est-à-dire quelqu’un d’étrange. C’est dans ce sens que Platon affirme que : « philosopher c’est apprendre à mourir. » C’est quoi mourir en fait ? Mourir c’est quitter l’enveloppe charnelle qui est le corps.         

       Cette séparation du corps et de l’âme se lit à partir du moment où le mort n’éprouve plus de passions. Si certaines personnes sont surprises de mourir, ce n’est pas le cas du philosophe qui a passé toute sa vie à philosopher, c’est-à-dire à mourir. Nous venons de voir avec Platon que le sage ne peut ignorer sa mort, car toute sa vie, il s’exerce à mourir et lorsque la mort se présente, il n’a plus peur d’elle ; voilà pourquoi Socrate, en tant qu’il était condamné à mort, n’hésita pas de boire la ciguë (le poison mortel) afin montrer à tous que pendant toue son existence, il s’était familiarisé avec la mort.

 

NB : ton devoir est fini ; ici tu ne feras plus que la conclusion. Pour conclure, il te faut répondre la question posée (qu’en pensez-vous ?). voici un exemple :

 

Conclusion :

 

La mort est une réalité que nous ne pourrons nier ; même les plus grands douteurs savent au plus profond d’eux qu’ils mourront un jour. Dans l’organisation de la société, un statut particulier est réservé aux morts comme on peut le voir à travers des parcelles aménagées pour eux (cimetières) ; il est à noter que le port du deuil suppose l’acceptation de la mort de celui qui nous a quitté. Mais malgré cette prise de conscience de leur mortalité, les hommes vivent comme s’ils n’allaient jamais quitter ce monde ; ils sont prêts à tout sacrifier pour vivre longtemps, car même s’ils se savent mortels, ils ne sont jamais prêts à assumer leur mortalité. Nous sommes partageons cette assertion, mais les hommes devraient penser et croire leur mort prochaine non pas pour qu’ils cessent de vivre, mais pour qu’il y’ait plus de justice ; au moins ils auront peur de mourir avec leur fautes et ne remettront pas leur repentir à plus tard.

Massimalement vôtre

Partager cet article

Repost 0
Published by Massima
commenter cet article

commentaires